dimanche 16 septembre 2012

Is this love ?

Il est toujours intéressant de profiter de ses expériences, de temps en temps, pour réfléchir aux grandes questions existentielles qui secouent en permanence notre belle humanité. Assurément, l'amour en est une majeure, si on en juge par sa place excessive dans toutes les formes d'art et de divertissement, dans pratiquement toutes les cultures de notre époque contemporaine. Un terme aussi utilisé que flou : on l'entend à tort et à travers, on s'en berce avec délectation sans vraiment savoir ce qu'il y a derrière ; mais c'est aussi certainement ce mystère qui fait sa force.

Donc, est (re)venue une période où je m'interroge sur ma propre nullité en matière d'amour, de couple, ou de ce que vous voudrez - on sent déjà qu'une définition un peu plus rigoureuse des termes devra s'imposer tôt ou tard. Qu'est-ce qui fait que, alors que cela semble être le coeur de l'existence humaine, à tel point que j'en vienne moi-même à le croire sporadiquement, au bout du compte ça finisse inévitablement par me faire royalement chier ? Je dois avoir un problème. Ou, si on cherche comme d'habitude à renverser le paradigme, il y a un problème entre moi et ce qu'il y a autour de moi.

Mais qu'y a-t-il autour de moi ? En fait, c'est quoi, cette chose fabuleuse, mystérieuse, dramatique que "les gens" appellent "amour" ?

Bien sûr, ce n'est pas la première fois, dans mon existence comme dans celle de chacun, que ce sempiternel questionnement fait son apparition. Aux questions qui troublent des populations entières d'adolescents, telles que par exemple : "quelle est la frontière entre l'amitié et l'amour ?", la réponse m'a longtemps parue simple : la présence ou l'absence d'attirance physique, donc de désir sexuel. C'est pour ça que si l'amitié est si simple avec ses semblables de genre, elle est si compliquée voire impossible avec ces créatures étranges du sexe opposé, comme aiment à le dire tous les partisans d'une pensée aussi simpliste qu'hétéronormée. Mais a priori, ça paraît en effet être le bon sens le plus évident : si vous n'avez pas envie de rouler des pelles à vos amis, il ne vous viendrait jamais à l'idée de leur faire une déclaration d'amour, ou de leur proposer de former une entité exclusive telle que le couple - par ailleurs finalité naturelle de cet "amour" pourtant si flou - quelle que soit l'extrême attachement que vous leur portiez. (Enfin, bien sûr, si vous êtes "normal".)

J'en discutais un jour avec un ami (c'est toujours le même ami, à croire que nos débats ont été fructueux^^), qui me disait que ce n'était pas la question de l'attirance qui réglait celle de l'amour, mais plutôt la caractéristique "rationnelle" ou "irrationnelle" du sentiment porté. En effet, il y a en général des raisons pour lesquelles vous aimez vos amis, vous pouvez justifier de différentes manières ce sentiment : différents aspects de leur personnalité que vous admirez, différents accomplissements dont ils se sont montrés capables, toutes choses qui entraînent estime et affection de votre part. En revanche, il est parfois bien plus difficile d'expliquer pourquoi on a envie que CETTE personne passe le plus de temps possible auprès de nous, pourquoi on se sent jaloux(se) lorsqu'il/elle discute avec un(e) possible rival(e), pourquoi on a envie de le(la) mettre dans notre lit et pourquoi il/elle nous est soudain si indispensable alors qu'on ne la connaissait pas il y a quelque temps à peine. "Tomber" amoureux, ce n'est pas une expression imagée pour rien : on tombe en plein dedans et on n'y comprend rien. La dimension physique joue sûrement, et certains aspects de la personnalité de ce bien-aimé ont beau nous sembler détestables, ça ne change rien à l'affaire : ça n'est clairement pas rationnel.

Chacun maîtrise plus ou moins bien, selon ses qualités personnelles, ce brin de folie qui fait de temps à autre son apparition dans nos vies bien (ou pas bien) rangées. Mais en fait, il m'apparaît qu'aujourd'hui nous ne parlions alors que d'un aspect de l'"amour", probablement le plus dévastateur, et le plus mystérieux, mais dont je pense que pour autant il n'est pas le seul en jeu : grossièrement, je pense qu'on peut en distinguer trois. Outre donc la passion, caractérisée par son irrationalité et englobant a priori l'aspect sexuel, il y a une dimension plus sentimentale un peu différente, celle qui se rapproche le plus de l'amitié dans son sens plein, qui à mon avis mériterait le mieux l'appellation "amour" : un mélange d'estime vouée à l'autre, d'attachement et de complicité, en tous cas un sentiment aux bases bien plus rationnelles (et donc solides) que celui passionnel ; et enfin, la dimension institutionnelle non négligeable que constitue le couple tel qu'envisagé par nos sociétés - sans même aller jusqu'au mariage qui n'en est que la forme la plus aboutie car officielle.

Donc, on renferme dans ce mot "amour", ou dans le mot "couple", ces trois réalités qui pourtant ne sont pas toujours (voire jamais) aisément compatibles . Attardons-nous un instant sur les propriétés que l'on peut dégager pour chacune d'entre elles.

Le couple en tant qu'institution, ça n'est finalement que la pâle copie du mariage, tel qu'il a été la norme pendant des siècles d'histoire occidentale, et d'ailleurs pas seulement, mais je ne m'avancerai pas plus loin sur un terrain que je connais plus que mal (apports bienvenus, passant historiens). Sauf qu'aujourd'hui, dans notre grande révolution des moeurs, plus tout le monde ne se sent obligé de recevoir un sermon ou de signer un papier pour s'astreindre à ses obligations. Mais peu ou prou, celles-ci restent les mêmes : le couple se caractérise par l'objectif de durée (non plus jusqu'à la mort, mais autant que possible dirons-nous : la réussite d'un couple se mesure objectivement à sa durée), l'obligation de binarité (qui se veut j'imagine à la base découler de la nature, bla bla), de fidélité (cela ne signifiant pas bien sûr qu'il n'y ait pas de transgression à ce dernier principe, comme chacun le sait, mais là encore cela infléchira le jugement sur l'"authenticité" du couple en question) et d'échange de service sexuels (même si l'injonction "pas de sexe sans mariage" chère au christianisme n'est plus d'actualité, son contraire le reste plus que jamais). Sauf que le mariage n'a jamais vraiment été conçu pour l'amour, quel que soit la définition qu'on lui donne. Au mieux, il a été conçu comme "canalisateur'" du désir sexuel pensé comme pulsion malsaine de l'être humain dans sa faiblesse ; plus prosaïquement, il a été le maillon principal de tout un système économique  valable à tous les niveaux, faisant de la femme la monnaie d'échange des rapports tissés entre les hommes - ou les groupes d'hommes (quelques lectures en anthropologie vous en diront certainement plus et mieux que moi sur ce fait établi). En gros, soit comme un outil rationnel utilisé à des fins d'alliance tout aussi rationnelles, soit à l'extermination de l'élément passionnel - irrationnel - sommeillant en chaque individu. Pas exactement le cadre rêvé pour la conception soi-disant libre et épanouissante qu'on aurait de l'"amour" aujourd'hui.

Car (comme dit en introduction) on considère ce dernier essentiellement à travers sa dimension passionnelle et charnelle. Et il me semble y avoir un gros hic dans cette tentative de mélanger l'eau et l'huile. Car la passion, le coup de foudre et toutes ses autres déclinaisons, n'est déjà pas a priori quelque chose qui dure éternellement. Même si mon cas en est l'archétype, je sais que je ne parle pas ici seulement en mon nom ; tout au plus les temporalités de chacun diffèrent-elles. Mais le corollaire de la passion, c'est bien dans la plupart des cas la lassitude. Si on s'amourache aussi facilement d'un joli passant, sans véritable raison valable derrière, il est tout aussi probable que la tension retombe un jour comme elle est montée : rapidement, anarchiquement, et dans l'incompréhension la plus totale même du principal intéressé.

Vous me direz, allons, tous les couples ne finissent pas comme ça, et en effet (bien que le taux de couples qui se séparent soit à mon avis infiniment plus élevé que celui de ceux qui durent pour l'éternité, depuis qu'on est plus ou moins libres de se séparer ; les statistiques sur le mariage à ce propos sont édifiantes et pourtant elles ne prennent en compte que le mariage, soit une infime minorité de tous les couples qui se font et se défont sans inscription à l'état civil) : certains couples trouvent de bonnes raisons de rester ensemble qui leur permettent de faire face à l'usure du temps.

Mais c'est à mon avis parce qu'on passe là dans la troisième dimension que je mentionnais plus haut, à savoir, la véritable estime mutuelle. A partir du moment où on a "de bonnes raisons", on n'est plus vraiment dans la passion. Mais celle-ci peut bien sûr tomber, de temps en temps, avec chance, sur un être qui nous convient plus fondamentalement. Je n'en pense pas moins qu'au bout d'un certain temps la dimension passionnelle laisse nécessairement sa place à un sentiment plus rangé, plus paisible, bref plus rationnel. Et je pense que les partenaires de ces relations n'ont plus le coeur qui bat à 200 à l'heure chaque fois qu'ils se croisent, ni qu'ils ont envie de se sauter dessus aussi immédiatement qu'ils s'aperçoivent. Mais tout cela me semble aussi sain que naturel, aussi les injonctions du type "oulala, mais un couple doit avoir au moins 1, 2 ou 6 relations (selon l'âge, paraît-il... comme si c'était une question d'âge) sexuelles par semaine pour être NORMAL !" me débectent profondément en ce qu'il ne sont qu'une pression ridicule sur l'existence épanouie d'adultes tout à fait aptes à décider par eux-mêmes ce dont ils ont envie ou non.

Seulement voilà : ce dernier sentiment, s'il peut répondre aux exigences d'"endurance" de l'institution, remet en cause certains autres préceptes de celle-ci. En effet, si le couple a la nécessité de la binarité en partage avec l'explosion passionnelle et son extraordinaire prépondérance à la jalousie, cette estime rationnelle ne la suppose pas nécessairement. Pas plus que celle, consécutive, de fidélité. Par conséquent, le couple n'est pas forcément le bon cadre pour ça non plus.

En résumé, le vocable "amour" est un bel exemple de mot fourre-tout : attirance, couple, mariage, binarité, liberté, passion, fidélité, sexe, jalousie, estime... chacun fait sa sauce sans vraiment y réfléchir et forcément, ça paraît encore plus difficile d'en faire des relations qui ne soient pas épineuses. Remarquez, c'est peut-être aussi ça le grand jeu de l'humanité... mais on peut aussi essayer de savoir à peu près quels sont les ingrédients qui nous sont nécessaires afin de pouvoir faire des choix relationnels plus épanouissants, ce qui suppose évidemment, as usual, de sortir des cadres tout faits dans lesquels on a essayé de nous caser.

Notons qu'il s'agit là encore d'une réflexion incomplète dont certains prolongements mériteraient d'être explorés, tels que le couple en tant que cadre nécessaire de la famille et donc de l'éducation de sa progéniture ; ou encore la possibilité de l'extraction complète du désir sexuel de toute forme de sentiment (ce que m'affirmait encore récemment un congénère mâle de mes connaissances). Peut-être l'objet d'un prochain article dans les mois à venir, et les contributions de chacun sont évidemment les bienvenues.

5 commentaires:

  1. Pour la dimension historique, j'ai de suite pensé à L'amour au Moyen Âge de Georges Duby et les quelques (trois ?) tomes de l'Histoire de la famille (que je n'ai toujours pas lus, snif). Des fois que tu aies moyen de mettre la main dessus... :) (et le temps de les lire !)

    Je me demande très très très souvent quelle est la différence entre l'amour et l'amitié. J'ai jamais très bien compris. Pour moi, le critère de l'attirance physique ne suffit pas. Celui de l'exclusivité non plus - on trouve des gens affreusement exclusifs en amitié, d'autres tout à fait à l'aise avec le concept de l'amour libre ou du polyamour. Ce que tu dis dans tes trois derniers paragraphes, quoi. ^^
    J'hésite toujours à voir ces deux concepts sur un continuum (mmh... un disque, voire une sphère, plutôt qu'un continuum linéaire) sur lequel se trouverait d'ailleurs toute forme de relation entre êtres vivants ou considérés comme tels, un aléatoire dosage entre intérêt et irrationnalité, admiration et compassion, etc, ou à les imaginer comme deux concepts parallèles, chacun organisé de la même manière dans une telle sphère de dosage de critères, mais séparés. Par quoi ? C'est là que je bute. :( En général, quand on le leur demande, les gens renvoient aux critères d'attirance et d'exclusivité susmentionnés.
    En ce moment, la limite de mon analyse se situe au point où je me dis qu'il n'y a peut-être que des relations intellectualisées (forcées/subies, libres (qu'on taxerait d'amitié), intéressées), et des relations liées à l'attirance physique (pouvant ne pas se résumer au désir sexuel), les deux pouvant être indépendantes ou se combiner, sans doute s'influencer, mais créant donc par leurs (éventuelles non-)intersections autant de catégories de relations. Certaines de ces catégories ont été favorisées et labelisées, normalisées, différemment selon les différents contextes culturels, et puis... c'est sans doute pour ça qu'on entend dire que l'amour tel qu'on le connaît en Occident est une construction datant du Moyen Âge, ou que c'est le christianisme qui, en créant un nouvel espace d'individualité, a amené les Japonais à penser l'amour d'une manière proche de la notion occidentale (c'est plus très clair dans ma tête, mais que je me sois embrouillée ou non, il s'agit d'une réorganisation des catégories).

    En revanche, j'ai du mal avec ton idée de la "rationnalité" dans les relations. À moins que la relation ne soit dès le début pensée en termes de services ou d'intérêt, auquel cas la dimension d'amitié ou d'amour me paraît tout à fait optionnelle, je vois mal comment l'objectivation de la mise en place d'une relation pourrait en être l'origine, et non une justification ultérieure. Je doute que les critères consciemment évoqués pour justifier le maintien d'une relation soient ceux qui s'y trouvent réellement derrière ; par conséquent, il ne me semble pas qu'on puisse choisir et/ou entretenir une relation par égard pour des intérêts clairement identifiés (exemple : se justifier par la complémentarité, ou par la similarité... telle personne Y ne sera pas forcément capable d'entamer et entretenir une relation avec n'importe quelle autre personne D ou Z qui la complèterait ou lui ressemblerait, alors même qu'elle affirme que c'est précisément ça l'intérêt de sa relation avec X.)

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  2. (suite)
    L'histoire de "l'extraction complète du désir sexuel de toute forme de sentiment" m'intéresse très très beaucoup fortement. :D (le "toute forme", dans cette phrase, me laisse entrevoir de sombres paysages psychanalytiques. XD)
    Tiens, je me demandais aussi "dans la catégorie "peut-on aimer sans baiser", on fait quoi de l'amour filial/liens familiaux ?", mais j'ai écrit ce commentaire de manière chaotique et je crois qu'on pourrait trouver un début de réponse dans l'évocation des "relations subies". x)

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  3. 'ai aussi pensé à Duby, dont un bouquin traîne au-dessus de mon lit dans la maison familiale, et sera lu, peut-être, un jour

    L'idée de la rationalité ne venant pas de moi à la base (je vois que toi aussi tu as un problème avec les "n' de rationalité :p), le mot est probablement excessif, pourtant je pense qu'elle se justifie quelque part. Je pense qu'on pourrait aussi l'envisager en continuum, quelle qu'en soit la forme, entre "sentiment rationnel" et "émotionalité complète". A la base, quand même, et surtout quand on prend un peu d'âge, on aime ses amis pour certaines raisons - pas intéressées au sens matériel du terme, bien sûr, mais parce que ces personnes vous apportent quelque chose, et en retour, qui vous satisfait. Vous trouvez que "c'est quelqu'un de bien". C'est pas par hasard, quoi, même si ça reste de l'ordre du sentiment, qui ne peut être rationnel à proprement parler. Il y a quand même une grande différence avec ces coups de cœur que je nomme "amour passionnel" où là, pour le coup, vous pouvez avoir vaguement conscience que l'autre est un con fini (je vais pour le masculin, mais l'inverse s'applique bien autant), que vous n'avez pas une idée ni vraiment de goûts en commun, ou même qu'il est abject avec vous et se sert de vous : peu importe, vous êtes dedans, et cette personne vous semble nécessaire. Donc là pour le coup, même si les autres relations ne sont jamais à 100% basées sur du rationnel, on peut aller clairement à l'encontre de son intérêt. Je sais pas comment labelliser ça, mais il y a une grosse, grosse différence.

    Sinon, moi là où je suis dubitative, c'est l'histoire de l'amour libre : j'ai beau en rencontrer dans des bouquins, je pense n'en avoir jamais rencontré en réalité. Pourtant alors qu'il me semble qu'on aime tous se dire libres et affranchis, j'aurais pensé qu'il y aurait plus d'audacieux. Mais finalement, même ceux qui le semblent semblent finir par "se caser", dans les deux sens du terme...

    Pour les liens familiaux, j'ai hésité à en parler car il m'est plus difficile de m'extraire de mon cas que pour les autres relations, dont j'ai fait tout un tas d'expériences diverses. Mais je pense que la relation "subie" a clairement un rôle à jouer dans tout ça. Pour ma part, je les rangerai a priori dans la catégorie "estime mutuelle" - mes parents m'ayant élevée, attachement et valeurs communes sont plus faciles à atteindre qu'avec un étranger lambda - mais je sais ô combien on ne peut généraliser ce cas. Intéressant, en effet.

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  4. ‎(ouais ! Pourquoi, j'ai écrit "ratioNNalité" ? J'croyais avoir fait attention ><')

    Mh mais en fait j'ai l'impression que même quand on peut faire la liste des qualités de ses amis, ce n'est pas pour ça qu'on les aime. Peut-être une rationalité inconsciente, non-formulée, alors - mais est-ce encore de la rationalité ? Je crois qu'en fait on en a une définition un peu différente. :p Si la rationalité n'est que l'existence d'une raison, consciente ou non, alors elle existe aussi dans l'amour passionnel même lorsqu'il semble désavantageux ; nourrir des pulsions masochistes, par exemple, pour faire en très très gros.
    Du coup oui, on pourrait le voir sur un continuum, mais qui serait celui de la conscience des raisons en question. Même si je reste accrochée à l'idée que les raisons que l'on utilise pour justifier notre attachement à quelqu'un ne sont la plupart du temps que des objectivations peut-être plausibles, mais en tout cas faussées. C'est peut-être là-dessus que notre avis diverge ?

    Oui, l'amour libre c'est intriguant. Il faudrait peut-être préciser la notion en la replaçant dans le contexte occidental monogame et exclusif, auquel s'est ajouté l'idée d'union choisie par amour, de romantisme, etc, puis de dissociation entre sexe et sentiment... parce que je pense qu'en regardant ailleurs sur le globe, on pourrait trouver des cas de relations qui, transposées chez nous, seraient des parangons de l'amour libre, alors qu'en contexte il n'en est rien.
    Bref, j'ai moi aussi l'impression que ça bute sur un obstacle... J'ai vu une émission qui suivait un, euh... couple... groupe ? xD de polyamoureux, et c'était très intéressant. Une femme et deux hommes, qui avaient en plus de ça des relations plus courtes à côté. Les deux hommes ne m'ont pas semblé très convaincants, mais la femme expliquait très bien l'idée qu'elle avait du polyamour et... c'était beau. xD Je vais essayer de te retrouver ça !

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    1. Objectivations faussées ? Mmmmh, je ne tiens pas à dire que toute relation non passionnelle est nécessairement objectivable, pas du tout. Les êtres humains ont chacun leur part de raison et d'émotion, n'est-ce pas ? Les concepts sont peut-être flous et critiquables, il n'empêche que le fond reste vrai. Il y a des moments dans notre vie où on est plus ou moins capable de garder la tête froide, et l'amour "passionnel" est probablement l'un des états où on l'est le moins. En fait, peut-être que le terme de rationalité n'est pas adapté pour décrire cette différence mais elle n'en existe pas moins, et toute personne ayant connu ce sentiment doit pouvoir en convenir. Après, Lolie, j'avoue que j'ai du mal à t'imaginer perdre la raison pour les beaux yeux (ou autre) d'un être humain sexy... mais ce n'est peut-être que la limitation de mon imagination qui est à mettre en cause ;)

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