N'ayant guère le temps, en cette soirée de fin de week-end, pour un long commentaire inspiré des us et coutumes japonais, mais ayant toutefois l'intention de mettre à jour ce blog de temps en temps - et l'impression diffuse, surtout, que si je ne m'y tiens pas la bonne résolution tombera très vite dans l'oubli - j'ai décidé de vous livrer ce soir un peu de l'ambiance musicale qui m'accompagne depuis mon arrivée à Fukuoka.
C'est aussi l'occasion d'inaugurer une section musicale, car bien que je ne me considère guère comme une grande mélomane, la musique a toujours été un accompagnant nécessaire de mon existence. Avec des hauts, des bas, des variations de genre très importantes, mais néanmoins en continu.
J'ai commencé très récemment seulement à écouter Alain Bashung ; j'avais toujours eu, jusque là, une image assez négative du personnage - genre gros mec pas très sexy mais qui y croit, ambiance un peu glauque, etc. Des préjugés d'ailleurs pas totalement faux, comme en atteste le clip ci-dessus, pour le moins crasseux et légèrement hentai, mais bon... - mais je me suis surprise récemment à me sentir presque nostalgique à l'écoute fortuite d'"Osez Joséphine", et je me suis donc procuré le best of. Donc, si je dois aujourd'hui donner mon avis sur cet artiste que j'ai fini par apprécier, je dois avouer que me gêne toujours un certain penchant, disons, "phallocentré", une insistance sur le vécu masculin des expériences et des sentiments relatés... dont je me sens de fait, un peu exclue, et donc frustrée...
Mais cela étant, certaines de ses chansons me touchent particulièrement et celle-ci, bien que très connue, est peut-être bien ma préférée... Elle m'évoque de longues routes de nuit, l'odeur humide des paysages endormis, les lignes blanches qui se réfléchissent et sinuent inlassablement ; ou même, les lumières au loin qui défilent à la fenêtre des trains. Il y a à la fois dans ce morceau une poésie triste, bien accordée me semble-t-il à la nostalgie qu'apportent nécessairement les soirées qui s'installent et leur ciel noir (l'heure étrange, suspendue aux confins du soir {...} où, même au sein d'une joyeuse compagnie, on peut être surpris par un vague pressentiment de la fragilité des choses, pour reprendre encore une fois les termes de Mishima) ; et la violence d'une fuite, dans cette envolée rapide des violons aux refrains, qui s'amplifie doucement jusqu'à la fin...
Car les nuits sont toujours des moments particuliers d'émotion, d'interdits, propices à rappeler de lointains souvenirs autant qu'à promettre d'incroyables échappées ; poésie froide et mystérieuse de l'obscurité...
C'est aussi l'occasion d'inaugurer une section musicale, car bien que je ne me considère guère comme une grande mélomane, la musique a toujours été un accompagnant nécessaire de mon existence. Avec des hauts, des bas, des variations de genre très importantes, mais néanmoins en continu.
J'ai commencé très récemment seulement à écouter Alain Bashung ; j'avais toujours eu, jusque là, une image assez négative du personnage - genre gros mec pas très sexy mais qui y croit, ambiance un peu glauque, etc. Des préjugés d'ailleurs pas totalement faux, comme en atteste le clip ci-dessus, pour le moins crasseux et légèrement hentai, mais bon... - mais je me suis surprise récemment à me sentir presque nostalgique à l'écoute fortuite d'"Osez Joséphine", et je me suis donc procuré le best of. Donc, si je dois aujourd'hui donner mon avis sur cet artiste que j'ai fini par apprécier, je dois avouer que me gêne toujours un certain penchant, disons, "phallocentré", une insistance sur le vécu masculin des expériences et des sentiments relatés... dont je me sens de fait, un peu exclue, et donc frustrée...
Mais cela étant, certaines de ses chansons me touchent particulièrement et celle-ci, bien que très connue, est peut-être bien ma préférée... Elle m'évoque de longues routes de nuit, l'odeur humide des paysages endormis, les lignes blanches qui se réfléchissent et sinuent inlassablement ; ou même, les lumières au loin qui défilent à la fenêtre des trains. Il y a à la fois dans ce morceau une poésie triste, bien accordée me semble-t-il à la nostalgie qu'apportent nécessairement les soirées qui s'installent et leur ciel noir (l'heure étrange, suspendue aux confins du soir {...} où, même au sein d'une joyeuse compagnie, on peut être surpris par un vague pressentiment de la fragilité des choses, pour reprendre encore une fois les termes de Mishima) ; et la violence d'une fuite, dans cette envolée rapide des violons aux refrains, qui s'amplifie doucement jusqu'à la fin...
Car les nuits sont toujours des moments particuliers d'émotion, d'interdits, propices à rappeler de lointains souvenirs autant qu'à promettre d'incroyables échappées ; poésie froide et mystérieuse de l'obscurité...
... des montagnes de questions
où subsiste encore ton écho
où subsiste encore ton écho...
où subsiste encore ton écho
où subsiste encore ton écho...
Ah, j'aime la manière dont tu rends compte de ta progressive accoutumance à une musique que tu n'aimais pas. :3
RépondreSupprimerJ'connais pas trop (pas du tout, en fait) Bashung. À part cette chanson, maintenant. :D (l'instrumental était super joli, à la fin.)
Faut que je trouve un moyen de penser à checker ton blog plus souvent !! ... pour t'obliger à t'en tenir à ta résolution de rester régulière !! XD
Salut Fanny, Voila je fais un commantaire ici en Francais pour vous - non je n'ai pas lu tout ce que vous avez ecrit car je me suis rentre chez moi maintenant - mais je voux faire ca poour ne pas oublier de lire ce blog. :D
RépondreSupprimerMiyajima est beaux! Je me souviens que j'avais rencontre avec un serpante blanc a la shrine (jinja) quand j'etais la comme enfante. Je vous recontrerai ce histoire. Non je n'etais pas tres precise avec grammaire. Je ne suis pas sur que vous auriez comprendrer tout ce que j'ai dit jusqu'au maintenant. Ce n'est pas grave. Peut-etre ca fait vous rire.
Bonne nuit. A prochaine semaine~
Merci pour le message, Eriko :) J'espère que vous aurez le temps de lire (même si ce n'est peut-être pas très intéressant, je ne sais pas !) et de me dire ce que vous en pensez. Puis ce sera un bon renshuu ! :D
RépondreSupprimerA mercredi !
Si tu aimes Bashung, tu aimeras Miossec !
RépondreSupprimerClément
Je connais Miossec chouchou, depuis bien plus longtemps que Bashung et j'aime mieux, puis au moins c'est franchement trashouille, ses grandes digressions sur la déliquescence du couple me plaisent beaucoup, tu imagines pourquoi !
RépondreSupprimer