samedi 10 septembre 2011

The Big Bang Theory

En ces temps de rentrée, je me dois de vous avouer que je ne me sens guère l'énergie de me lancer dans de passionnantes analyses interculturelles ou d'entraînants débats gender-oriented ; plutôt, je fais face au spleen international du "back to work" avec de vrais divertissements, de ceux qui ne vous égratignent pas trop le cerveau mais vous mettent assez souvent le sourire aux lèvres.

Parmi eux, cette série ultra-connue que je ne connaissais pas, ou plutôt me refusais à connaître (le mot "geek" me hérisse un brin le poil, depuis un certain temps) et que j'ai commencé à regarder par hasard, parce que j'avais trop la flemme pour aller chercher un nouveau drama jap dans mon disque dur, et que ça traînait là, dans mon fichier vidéos, sans besoin d'un raccord USB.


"The big bang theory" n'est probablement pas la série du siècle, mais elle a les bons côtés de ces rares séries américaines que j'affectionne : vous faire bien rire avec des intrigues sympatoches sur fond de vie quotidienne, pimentées par quelques personnages qui n'existeraient jamais avec autant d'excentrisme dans la réalité (Sheldon, ou Barney, dans la réalité, tendraient à être des spécimens humains plutôt déprimants), le tout dans un format de 20 minutes qui passe aussi bien qu'une brioche au Nutella au petit déjeuner. Le "pack-détente" parfait, quoi.

A mi-chemin entre How I met your mother et The IT Crowd, The Big Bang Theory, pour ceux qui ne connaîtraient pas et s'ennuieraient, relate les aventures de quatre "geeks", "nerds" ou whatever, mâles, et de leur voisine d'en face, une jolie fille "normale", comme tend à la décrire la série, c'est-à-dire une fille qui a clairement un côté bimbo-bécasse, et pourtant, un bon sens plutôt rassurant ainsi qu'un humour sarcastique et judicieux qui n'est pas pour me déplaire (on dirait d'ailleurs que les réalisateurs n'arrivent pas trop à se décider sur quel aspect de son caractère insister pour rendre la chose plus cocasse selon les situations). Les quatre énergumènes, de leur côté, on comme point commun d'être écartelés entre leur vocation pour la physique et ses phénomènes divers et une passion sans borne pour tout ce qui relève du comic-book, jeux vidéos en tous genre, films de science-fiction, ordinateurs sous toutes leurs coutures, super-héros et j'en passe. Bref, la panoplie de l'intello-geek parfait, avec en prime des caractères spécifiques pour chacun d'eux, nous avons l'immigré indien incapable de parler aux filles, l'ingénieur juif mort de faim qui habite avec sa mère, le cerveau sur pattes avec ego surdimensionné et le presque-normal, gentil et un peu raté de l'équipe, probablement là afin de mettre en relief la bizarreté de l'ensemble.

Bref, un pot pourri proche de l'explosion et qui réussit malgré tout à être hilarant malgré la banalité qu'on serait en droit d'attendre d'autant de stéréotypes regroupés. Si les rires enregistrés qui accompagne toute bonne série américaine du genre n'étaient pas là pour vous indiquer les blagues on s'en porterait pas plus mal, mais qui s'arrête à ça se prive de pas mal de bons fous rires pour pas grand-chose. Petit bonus, si vous avez vous aussi une tendance geek ou une connaissance profonde des phénomènes de notre univers, il se pourrait que vous ayez droit à pas mal de clins d'oeil que j'ai probablement ratés, les références m'atteignant n'ayant guère dépassé le bruit caractéristique du bouton "pause" de l'anthologique Super Mario 64.

Si tant est qu'un aperçu puisse vous tenter :

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